Offres d'emploi

Ingénieur territorial en bâtiment ou architecte (x1) - Date limite des candidatures : 19 janvier 2018

Chef de bureau recherches agronomiques et expérimentation (x1) - Date limite des candidatures : 9 février 2018

Bonne année 2018
 
 Publié le 17 juin 2015 à 00h00 (il y a 3 années environ) dans « Tourisme »
Fréquentation touristique en recule … touristes satisfaits
Fréquentation touristique en recule … touristes satisfaits.
Source : Conseil départemental de Mayotte - DirCom

« Le tourisme est le miroir d’une société.» C’est sur ce principe que le CDTM (Comité départemental du tourisme de Mayotte) fait un état des lieux du flux migratoire en matière de tourisme chaque année. Ce matin, le constat est fait en présence du directeur Michel Ahmed en partenariat avec l’Insee représentée par Djamel Mekkaoui.

Avec 50.500 touristes, la fréquentation touristique recule à Mayotte de 4% (52.500 l’année dernière), après une forte hausse de 14% en 2013. Le nombre de visiteurs reste cependant supérieur aux années 2011 et 2012 durant lesquelles l’activité liée au tourisme avait été pénalisée par des mouvements sociaux contraignants.

A noter qu’à Mayotte, les professionnels repèrent trois grandes catégories de tourisme. Le tourisme affinitaire, celui qui concerne les personnes qui viennent sur l’île au lagon pour la famille, les amis …; le tourisme d’affaire identifie celles et ceux venus pour des motifs précis, pour travailler ou envoyés en mission ; le tourisme d’agrément est le fait d’être venu sur place pour les loisirs et la détente.

Plus de la moitié de l’activité touristique est le fait du tourisme affinitaire. Les touristes proviennent principalement de la métropole (56%) et de La Réunion. La fréquentation des touristes Réunionnais a beaucoup baissé à cause de l’image de Mayotte à l’extérieur, du coût de la vie exorbitant (prix des billets d’avion entre autres…) et de l’insécurité grandissante.
Les dépenses reculent de 10%

En 2014, les touristes ont dépensé 26 millions d’euros durant leur séjour, soit 10% de moins qu’en 2013. Les touristes affinitaires contribuent à plus de la moitié des dépenses totales. Quant aux dépenses d’agrément et d’affaires, elles diminuent fortement par rapport à 2013 (respectivement -18% et -11%) en raison de la baisse simultanée du nombre de touristes et de la dépense journalière.

L’enquête menée sur 456 vols à l’aéroport, sur tous les passagers au départ de Mayotte, précise que dans 85% des cas, les touristes sont satisfaits de leur séjour mais le rapport qualité/prix est jugé peu satisfaisant. Et paradoxalement, ils espèrent y revenir.

Les marchés émetteurs trop exigeants

Le marché de secteur (local) n’arrivant plus à attirer, on pourrait agir sur les marchés émetteurs (ceux qui vont envoyer les touristes) pour rectifier le tir. Or, la crise fait qu’en métropole les français ne voyagent plus. Il faudrait donc se tourner vers le marché asiatique. Mais on ne peut pas s’adapter à cette offre qui exige un service irréprochable en plus du shopping international. Dans la région, seule l’île de Maurice est capable de s’adapter avec quatre vols hebdomadaires Chine/Maurice.