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 Publié le 3 juin 2015 à 00h00 (il y a 3 années environ) dans « Colloque »
Violences intra-familiales : un colloque pour en parler et agir
Violences intra-familiales : un colloque pour en parler et agir.
Source : Conseil départemental de Mayotte - DirCom

Ce mardi 2 juin 2015, à l’hémicycle Younoussa Bamana du Conseil départemental, s’est déroulé un colloque traitant des violences intra-familiales.

Réalisé sous le haut patronage du ministère des Affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, et avec le soutien du ministère des Outre-mer, le programme de cette journée de constats et de débats était assez intense. Après un accueil du public en début de matinée, le colloque a commencé par un discours officiel du Directeur du CHM (Centre hospitalier de Mayotte) M. MOREL, d’Issa ISSA ABDOU (conseiller départemental de Dembéni et 4ème Vice-président chargé de l’Action sociale et de la Santé) ainsi que M. FITZER, Secrétaire général adjoint à la Préfecture de Mayotte.

Un état des lieux est ensuite dressé par Mme Noera MOHAMED, déléguée régionale aux droits des femmes, qui s’est aussi exprimée sur le 4ème plan VFF (Violences faites aux femmes) pour ensuite laisser place à M. Assani, responsable religieux. Celui-ci est intervenu sur le sujet de la place des représentants religieux dans la lutte contre les violences. A la fin de son allocution, il a répondu à de nombreuses questions de l’Assemblée, s’interrogeant sur la façon de traiter des violences sexuelles dans la religion musulmane.

Il a ensuite été question du repérage des violences, un sujet traité à l’aide d’un dépistage de la violence faite aux femmes à Mayotte et réalisé par des médecins du CHM qui sont régulièrement en relation directe avec les victimes. Le rôle des médecins, leur façon d’intervenir, de prendre en charge et de comprendre les maux de leurs patients, a aussi été défini. Un rôle qu’ont aussi les urgentistes et les sages-femmes, en première ligne dans le repérage de ces violences.

Toutes ces brutalités ont des conséquences irréversibles et créent des situations traumatisantes pour chaque individu, chez les femmes et aussi surtout chez les enfants. Les discussions de l’après-midi ont traité de la prise en charge pluridisciplinaire.

Mme Noera MOHAMED a détaillé le fonctionnement du réseau départemental, du dépistage et de la prévention. Il a ensuite été question de la prise en charge psychiatrique de ces victimes aux urgences du CHM, une première étape avant l’accompagnement psychologique et social.

La journée s’est achevée sur le rôle de la gendarmerie et la place de la Justice lors de ces événements dramatiques.

Quelques chiffres

En 2012, une femme sur dix est victime de violences conjugales. Tous les trois jours, une femme décède suite aux violences de son conjoint ou concubin.
 

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