Publié le 10 février 2020 à 13h32 (il y a 10 jours environ) dans « Conférence des RUP »
Après  Saint-Martin, Mayotte préside les régions ultrapériphériques
Mayotte prend la présidence de la XXVe Conférence des RUP qui se tiendra les 25 et 26 novembre 2020.
© Source : Conseil départemental de Mayotte - DCIP

Ce vendredi 7 février, Mayotte a officiellement pris la présidence des RUP, au terme de la XXIVe conférence qui s’est tenue à Saint-Martin.  Point d’orgue annoncé de cette présidence, l’accueil à Mayotte les 26 et 27 novembre prochains, de la XXVe Conférences des RUP, après une période qui sera jalonnée de nombreux rendez-vous diplomatiques, forums thématiques et évènements phares selon un calendrier qui se précise (Forum à Bruxelles les 24 et 25 mars…)

Dans un propos adressé aux participants réunis à Saint-Martin, le président Soibahadine Ibrahim Ramadani a rappelé les grands enjeux de cette présidence : « Au sein des RUP, il y a un juste équilibre à trouver à trouver dans le futur cadre financier pluriannuel. (…) Cette présidence marque un moment historique pour Mayotte » a-t-il notamment indiqué dans sa déclaration. Trois élus départementaux ont représenté Mayotte lors de cette Conférence de Saint-Martin : le vice-président Mohamed Sidi en charge de la coopération décentralisée et de la coopération européenne, qui a prononcé le discours d’ouverture de cette présidence, les conseillers départementaux Ali Debré Combo et Halima Mdallah Bamoudou.

Les élus mahorais ont tenu à saluer la présidence saint-martinoise et ont assuré vouloir poursuivre les travaux dans un souci de respect des identités régionales, dont les spécificités ont été rappelées. « Nous conserverons une vigilance au cours de cette année sur la révision du dispositif de l’octroi de mer, sur les tentatives de redéploiement partiel des fonds alloués aux politiques de cohésion vers de nouveaux objectifs, tout aussi importants mais qui appellent à des ressources nouvelles » a souligné Mohamed Sidi. Pour Mayotte, les questions de la jeunesse, de la transition climatique et numérique, des grands projets structurants comme la piste longue, le  port de Longoni ou du flux migratoire ont été largement développés. « Mayotte s’engage dans cette présidence avec humilité, envie et une grande détermination » a précisé M. Sidi, indiquant que le « Plus d’Europe devait nécessairement comporter une traduction opérationnelle dans la vie des habitants ». Faire de cette présidence un levier partagé pour le développement de ces régions « à fortes potentialités », c’est l’objectif que poursuivra Mayotte tout au long de cette année 2020.