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Ingénieur territorial en bâtiment ou architecte (x1) - Date limite des candidatures : 19 janvier 2018

Bonne année 2018
 

Les Archives départementales, telles qu’elles existent aujourd’hui, se sont construites en plusieurs étapes. En 1986, un bureau est créé à Dzaoudzi pour accueillir les archives préfectorales. Puis ce bureau est transféré dans un autre local à M’tsapéré. En 1996, ce sont les archives orales qui prennent naissance. Dépendant du Cabinet de la préfecture, elles ont pour mission de recueillir la mémoire orale afin de retracer l’histoire de l’île. En 1997, les Archives, c’est-à-dire les « archives écrites », quittent la Grande Terre et s’installent à Pamandzi en Petite Terre.

Parallèlement, dans les années 1990-2000, est initiée une campagne de rapatriement des archives relatives à Mayotte en provenance de diverses structures de France et de la région. Ce rapatriement s’est fait sous forme de microfilms essentiellement depuis les Archives nationales d’Outre mer (ANOM). En effet, les archives produites à Mayotte depuis 1843, à l’arrivée des Français, avaient été transférées à Moroni en même temps que la capitale à partir de 1958 (excepté les archives judiciaires restées au tribunal de Mamoudzou). Lors de l’indépendance des Comores en 1974, ces archives ont été en partie rapatriées en France, le reste a été brûlé par le régime comorien soucieux de faire table rase du passé colonial, sauf certaines archives foncières rapportées officieusement à Mayotte.

En 2001, les archives orales et écrites fusionnent pour devenir les Archives territoriales. En avril 2004, à la suite du lancement du processus de décentralisation, les Archives territoriales deviennent les Archives départementales de Mayotte. En novembre 2004, pour la première fois depuis la création des Archives, un conservateur du patrimoine est nommé aux Archives départementales de Mayotte. De cette manière, la législation relative à la conservation des archives devient applicable à Mayotte. En 2005, le service éducatif est le dernier à voir le jour au sein des Archives départementales. En 2012, les Archives départementales s’installent sur un site définitif acquis en 2010 par le Conseil départemental avec l’aide de l’Etat (ministère de la Culture et de la Communication).

Désormais, les Archives départementales fonctionnent comme tout autre service d’Archives départementales de France.Elles se subdivisent en plusieurs sections :

  • la direction, qui a à sa tête un conservateur du patrimoine : gestion administrative, financière et scientifique du service ; la direction est secondée par une secrétaire.
  • les archives contemporaines : collecte des archives, classement des archives et relation avec les administrations, valorisation des fonds ;
  • les archives orales : collecte de témoignages oraux analyse des témoignages et gestion des archives audiovisuelles, valorisation des fonds ;
  • la bibliothèque : gestion du fonds patrimonial, du fonds documentaire, des périodiques et des archives iconographiques ;
  • le service éducatif et culturel : coordination des projets de valorisation (expositions, publications, etc.), activités spécifiques à destination des scolaires.
  • la salle de lecture : accueil et orientation des lecteurs, recherches administratives.

Les mission des Archives départementales de Mayotte

Les Archives départementales gèrent l’ensemble des archives publiques produites sur le territoire du département. Les Archives départementales sont un service du Conseil départemental sous l’autorité du Président du Conseil départemental. Cependant, elles assurent également des missions d’Etat, elles sont ainsi également placées sous l’autorité du ministère de la Culture et de la Communication, représenté dans le département par le Préfet. En effet, les Archives départementales ont l’obligation de conserver les archives à la fois des collectivités et à la fois de l’Etat, ainsi que d’exercer le contrôle scientifique et technique de l’Etat sur les archives des collectivités, leurs regroupements et établissements publics. Pour exercer ces fonctions régaliennes, les directeurs d’Archives départementales sont toujours des conservateurs du patrimoine, fonctionnaires du ministère de la Culture, mis à disposition des conseils généraux.

Les missions des Archives départementales se déclinent selon ce qu’on appelle les « 4 C ». Il s’agit :

  • de la collecte

Les administrations ont l’obligation réglementaire de verser aux Archives départementales les documents qui n’ont plus d’utilité administrative (les délais d’utilité sont définis dans des circulaires) mais qui présentent un intérêt historique ; les archives sans intérêt historique sont détruites selon la réglementation en vigueur. A cet effet, seul le directeur des Archives départementales est habilité à délivrer des visas d’élimination.

  • du classement

Trier les documents avec pertinence afin de produire des instruments de recherche à l’usage du public pour faciliter ses recherches, les ranger pour les retrouver aisément par la suite ;

  • de la conservation

Conserver les documents dans des conditions appropriées (conditionnement matériel, contrôle de la température, du taux d’humidité et des facteurs de dégradation comme les insectes) pour assurer leur pérennité ;

  • de la communication

Permettre au public d’accéder aux documents conservés aux Archives départementales dans le respect des délais de communicabilité définis par la loi. Valoriser les archives à travers des événements à destination du public (publications, expositions, Journées européennes du patrimoine, activités pour les scolaires, etc.). Utiliser les nouveaux outils internet pour faire connaître les Archives hors du territoire.

Pour faciliter les recherches, les archives sont organisées selon un cadre de classement, commun à tous les services d’Archives départementales, s’appuyant sur des séries identifiées par une lettre (en majuscule). Les séries sont les suivantes :

  • les séries anciennes allant de la lettre A à I (les archives antérieures à 1789) : Mayotte ne dispose pas d’archives datant de cette époque déposées aux Archives départementales ;
  • les séries modernes allant de la lettre K à Z (les archives datant de 1789 à1940) : à Mayotte, cette série est peu étendue ;
  • les archives contemporaines ou la série W englobant les archives publiques (administratives et judiciaires) postérieures au 1er juillet 1940. Alimentée par les administrations du département, en matière de métrage linéaire, la série W est la plus conséquente aux Archives départementales de Mayotte. Le principe est celui d’une numérotation continue des versements. Le versement se définit comme l’ensemble des documents d’une même provenance, entrés à une même date.
  • les séries recoupant toutes les périodes : E (archives notariales, état civil), E-dépôt (archives communales déposées), H-dépôt (archives hospitalières déposées) et J (documents entrés par voie extraordinaire).
  • Ils existent des séries particulières. Il s’agit de la série Fi comprenant les archives iconographiques (cartes, plans et documents figurés), de la série Mi composée de microfilms (reproduction des archives relatives à Mayotte provenant des Archives nationales d’Outre mer, sises à Aix-en-Provence) et de la série AV regroupant les archives sur support audiovisuel dont les archives orales.
  • Aux Archives départementales de Mayotte, il est également fréquent de trouver la série Num constituée de reproductions numériques des documents conservés dans le service ainsi que dans d’autres services. Depuis quelques années, les Archives départementales privilégient ce mode de reproduction pour une meilleure conservation des originaux, mais aussi pour faciliter les consultations.
  • Les Archives départementales de Mayotte conservent aussi des archives cadiales. Pendant longtemps, les cadis de M’tsapéré, Pamandzi, Bandrélé et Tsingoni (chefs-lieux des cantons de Mayotte jusqu’aux années 1970) géraient l’état civil, produisaient les actes notariés des Mahorais de confession musulmane. Ces documents sont intéressants dans la mesure où ils sont rédigés en langues vernaculaires (les langues comoriennes : shimaore, shindzuani, shingazidja), en kiswahili ou en arabe. Les documents les plus récents sont traduits en français.

Les activités des Archives départementales de Mayotte

Chaque section des Archives départementales a ses missions, cependant la mission de communication des Archives départementales mobilise presque tous les agents, ainsi que tous les fonds. La collecte, le classement et la conservation sont menés par les sections des archives contemporaines et orales. La société mahoraise est de tradition orale, les Archives départementales ne pouvaient que valoriser ce patrimoine immatériel. Cela se traduit par des campagnes de collecte de la mémoire orale avant qu’elle ne disparaisse. La principale source de ces archives étant l’être-humain, avec tous les aléas que cela implique (détérioration de la mémoire, confusion, décès, etc.), la mémoire orale reste un patrimoine fragile à sauvegarder qu’il est important de valoriser.

Les Archives départementales disposent d’une bibliothèque qui conserve des ouvrages anciens et récents à visée historique. Il est possible de les consulter sur place. Elle est également utilisée par les Archives départementales dans ses missions de valorisation.L’une des principales missions des Archives départementales, communication ou valorisation des archives, peut prendre plusieurs visages :

  • communication de documents administratifs ou judiciaires aux usagers ou aux services versants
  • communication au public scolaire à travers des dossiers, ateliers pédagogiques, le prêt d’expositions circulant dans les établissements scolaires, etc.
  • valorisation des archives à travers des publications, des expositions, des conférences.
  • édition d’un bulletin, Mahabari, évoquant les activités des Archives départementales de Mayotte, d’une revue scientifique permettant aux chercheurs travaillant sur Mayotte et la région de publier leurs travaux ;
  • formations destinées aux enseignants du secondaire pour mieux connaître les fonds conservés aux Archives départementales de Mayotte et comment les exploiter pour apprendre aux jeunes Mahorais l’histoire de Mayotte et de la région.
  • opérations culturelles ciblées : journée portes ouvertes lors des Journées européennes du patrimoine (les JEP), commémoration de l’esclavage, de la départementalisation, etc.

Les coordonnées

Il est possible de joindre les Archives départementales de Mayotte :

  • par téléphone : 0269 64 97 97 ;
  • par fax : 0269 64 97 80 ;
  • par courriel : archives.mayotte@cg976.fr;
  • par courrier :
    Les Archives départementales de Mayotte
    Conseil départemental de Mayotte
    BP 101, 8 rue de l’hôpital
    97600 Mamoudzou

Pour se rendre aux Archives départementales de Mayotte, se référer au plan. Les Archives départementales de Mayotte reçoivent le public aux horaires suivants :

  • du lundi au jeudi : de 8h00 à 12h00 et de 13h30 à 16h00 ;
  • le vendredi : de 8h00 à 11h30.