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Soibahadine IBRAHIM RAMADANI
Fils d’un père ingénieur agronome (chef de secteur agricole) et d’une mère agricultrice, Soibahadine Ibrahim Ramadani est né le 5 mars 1949 à Chiconi. Elevé dans une fratrie de 14 frères et sœurs, il grandit à Sada (1956 à 1958) et à Chiconi, à la station agricole, à proximité de la société Bambao de Kahani, sous l'autorité d'un père à la forte personnalité, ayant le sens de l'éducation. Il entre à l’école élémentaire en 1957 et s’initie à la langue de Molière auprès d’Ahmed BOUDRA et auprès de Younoussa BAMANA.

Au lieu de faire ses études au Lycée Saïd Mohamed Check à Moroni aux Comores, comme la plupart des mahorais de l’époque, il a eu la chance d'aller, de 1961 à 1971,  à Tananarive au prestigieux lycée Condorcet (devenu lycée Gallieni), également fréquenté par Y. BAMANA  - Madagascar était à cette époque  le fleuron des colonies françaises. Cet enseignement de rigueur militaire a beaucoup façonné son tempérament et son caractère. Elève extrêmement timide qui avait horreur d’être mis en avant, Soibahadine s’est investi dans ses études et figurait toujours parmi les 2 premiers de la classe.
Il choisira l’université de Bordeaux pour ses études supérieures, où il obtient un DEUG et une licence en Philosophie. Il se spécialisera par la suite, dans les sciences de l’éducation jusqu’à la soutenance de sa thèse de doctorat de 3e cycle en 1980.

Très jeune, Soibahadine éprouve ses premiers émois artistiques grâce au gramophone de son père,  dans les années 57 et 58. Il apprécie Tino Rossi et les chansons des années 60 du Congo, de l’Afrique de l’Est et de Tanzanie (Kenya) avec Salim Abdallah, mais aussi Cheban Maroumba, qui ont bercé son adolescence. C’est un fin connaisseur des artistes musiciens africains, mais il regrette cependant de ne pas jouer d’un instrument.

Il rencontre sa première femme, au détour d’un bal et l'épouse en 1980. Le couple a eu trois garçons puis se sépare en 1986. Par suite, il contractera un  second mariage, de cette union naîtra le quatrième enfant en 1990.

Meneur naturel dans son village, c’est un homme de profonde conviction

En 1967, en compagnie des premiers élèves qui fréquentaient  les collèges, il crée « l’Association LAIROVY pour le Progrès des Jeunes de Chiconi » (ALPJC) qui organise des soirées (pièces de théâtres, kermesses,  activités de loisir). A cette époque, ce type d’actions étaient mal perçu par les autorités morales, et tout ce qui était nouveau ou étranger paraissait suspect. La musique et les loisirs (culturels et  sportifs) parviennent cependant à offrir de nouveaux moyens d'expression à la jeunesse.

C’était la période des grandes associations musicales de Mayotte, les Rapaces de Moriombeni, les Desperados de Pamandzi, les Anges de Hajangua, les Scolopendres de Handréma et les Globsines de Mamoudzou…

A la fin de ses études, il rentre à Mayotte le 08 mai 1980 ; il a du mal à trouver du travail. Il était pourtant un des rares diplômés du moment, car:

  • Fils de “serrez-la main”, Ibrahim Ramadani, son père, militait dans le Parti du Rassemblement Démocratique de Mayotte (PRDM), et était le chef de file  des opposés aux élus au pouvoir au Conseil général. On lui a fait sentir qu’il était du mauvais côté.
  • De plus, il régnait une suspicion quasiment épidermique des élus de Mayotte vis à vis des étudiants ayant fait des études longues. Ces dirigeants étaient tous issus de l’Association pour les Stagiaires et Etudiants originaires des Comores (ASEC) qui n’étaient pas favorables à Mayotte française.

A l’époque, le MPM, bâti sur la tradition mahoraise et représenté par les personnalités notables, appliquait des méthodes de gestion  autoritaires auquelles Soibahadine s’opposait.
Avec une âme de militant opposé au diktat, il intègre le RPR, en 1985 ; un courant qui contrebalançait l’autorité afin de faire vivre l'expression de la démocratie pour  Mayotte.

En 1981, il entre enfin à la Direction des Affaires Sanitaires et Sociales (DASS) en tant que responsable de l’éducation pour la santé et de l’alphabétisation des adultes (APROSASOMA).

Il intègre l’Education nationale en 1982. Il est alors enseignant de psychopédagogie au Cours normal de Mayotte où il sera nominé au poste de directeur en décembre 1984, puis Chargé de missions en 1988, avant d’être mis à la disposition du Sénat en octobre 2004.

Il est intégré dans le corps des instituteurs de l’Etat début 2005, puis des professeurs des écoles en 2007. Il prendra sa retraite en septembre 2012. Conférencier passioné d’histoire et de culture mahoraise, il est chercheur au centre interdisciplinaire de recherche sur les constructions identitaires, rattaché à la faculté des lettres et des sciences humaines de La Réunion.

En 1995, il milite pour la limitation des naissances plutôt que de  l’espacement des naissances. Personne n’osait aborder ce sujet à l’époque. Et de 1996 à 1998, un Comité de pilotage a été mis en place avec Dr Abdul Djabar comme chef de Projet, pour lancer le slogan pour la planification familiale “1,2, 3 Bass”, initié par Soibahadine.

De 2001 à 2008, Soibahadine est à la tête du Syndicat Mixte d’Investissement pour l’Aménagement de Mayotte (SMIAM) qui construira 400 classes maternelles et élémentaires ainsi que 48 terrains sportifs (terrains de football et plateaux sportifs).

En 2004, monsieur Soibahadine Ibrahim Ramadani est élu Sénateur de Mayotte jusqu’en 2011, date à laquelle il prend sa retraite parlementaire.

Élu Conseiller général du canton de Ouangani en mars 2015, avec l’étiquette UMP (Union pour un Mouvement Populaire), Soibahadine Ibrahim Ramadani est un homme politique qui séduit par son tempérament calme, posé et sérieux. Il est convaincu qu’au-delà des compétences, ce qui compte, c’est l’homme ; “Le comportement de l’homme, avant ses idées,” au-delà des capacités intellectuelles.
Face à un problème, il est ouvert à la discussion. C’est un démocrate, libéral, toujours prêt à la négociation.

C’est un homme de terrain qui pratique le sport de haut niveau : à ce titre, il a fait partie de la sélection de Mayotte de basketball en 1966, mais il est également excellent en handball et en athlétisme. Il sera Champion de Mayotte de saut en hauteur dans les années 60.

Monsieur Soibahadine Ibrahim Ramadani a eu de nombreuses distinctions:

  • Médaillé de bronze et d’argent de la jeunesse et des Sports (1996)
  • Chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur (2004)
  • Chevalier de l’ordre des Palmes académiques (2008)
  • Médaillé d’or de la départementalisation de Mayotte (2013)

Au terme de ces élections, il devient le premier Président du tout nouveau Conseil départemental de Mayotte. A  l'âge de 66 ans, il est le doyen des élus de l’hémicycle Younoussa BAMANA.