Bien que Mayotte ne soit pas encore une destination privilégiée, le tourisme encore peu structuré commence à se développer. Il constitue l’un des secteurs essentiels de développement en raison des emplois et des activités annexes qu’il peut induire.
Les visiteurs, 23 000 touristes et 8 000 croisiéristes recensés en 2001, venant à 40% de la Métropole et à 46% de la Réunion, se répartissent en tourisme affinitaire (42,5%), tourisme d'affaire (32%) et tourisme de loisirs (25%). Les possibilités de développement de ce secteur sont liées aux capacités de l'aéroport et à la réduction des coûts de transport aérien dans la zone. Mais il reste beaucoup à faire tant au niveau des prix, qu’à celui de l'accueil. Mayotte se caractérise par la faible capacité hôtelière proposée, le peu d'activités de services et de produits touristiques. L'installation programmée de grandes enseignes hôtelières devrait permettre à Mayotte de devenir une destination originale.
Malgré des progrès évidents, l'économie mahoraise est très dépendante de l'extérieur.
Le développement d'infrastructures modernes, des réseaux d'eau et d'assainissement, de l'hôpital, des écoles repose sur des financements extérieurs (Métropole, Union Européenne). La croissance du pouvoir d'achat de la population est due en grande partie aux injections d'argent public. Ainsi, en application des engagements du Président de la République, une convention de développement en faveur de Mayotte dotée de 100 millions d’euros sur 5 ans a été signée le vendredi 13 décembre 2002 par la Ministre de l’Outre-Mer, le Député et le Président du Conseil Général de Mayotte.
Dans ce cadre, de nombreuses réalisations seront menées principalement au sein de cinq grands axes : transport, formation-éducation, agriculture, artisanat, environnement et développement durable générant ainsi une activité soutenue sur plusieurs années