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Bonne année 2018
 
 Publié le 2 novembre 2016 à 12h25 (il y a 1 année environ) dans « Études doctorales »
La chercheure en anthropologie, Zakia Ahamed, reçue  par le président du Conseil départemental
Zakia Ahamed, chercheure en anthropologie, reçue par le président du Conseil départemental Soibahadine Ibrahim Ramadani.
Source : Conseil départemental de Mayotte - DCIP

Née à Hagnoundrou il y a 31 ans, Zakia AHMED prépare actuellement une thèse doctorale sur « les rituelles de la grossesse et traitements thérapeutiques lors de la maternité des femmes mahoraises-comoriennes à la réunion ».

Inscrite à l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) de Paris, ses études doctorales sont prises en charge par le département de Mayotte depuis 2015 à hauteur de 1100 euros par mois, dans le cadre de la bourse octroyée aux doctorants. Cette force vive a été reçue au Conseil départemental le jeudi 20 octobre 2016 par le Président Soibahadine Ibrahim RAMADANI. Sa thèse va servir le département, notamment le milieu hospitalier, dans un contexte de rencontre biomédicale (médecin diplômé …..) et de traitement traditionnel, à travers la compréhension naturellement et médicalement de la grossesse, son état jusqu’à la naissance.

La thèse est dirigée par Laurence Pourchez, professeure à l’INALCO qui travaille sur l’anthropologie de la petite enfance à la Réunion et qui connait bien Mayotte à travers ses interventions à l’Institut de formation en soins infirmiers (IFSI).

« Grossesse et maternité des femmes mahoraises-comoriennes »

Selon notre chercheure, l’anthropologie a pour objet d’étude l’être humain en société, les phénomènes, rapports sociaux. A travers une analyse sur l’expérience de la maternité, cette thèse vise à comprendre les attentes, les enjeux, la transmission des savoirs en puériculture et en santé maternelle et infantile. Il existe encore à Mayotte un ensemble de savoirs et pratiques autour de la grossesse et des soins lors de la petite enfance. Après la naissance, la femme et le nourrisson font l’objet de soins et de rituels appartenant aussi bien à l’islam qu’à la religion populaire. Les rituels semblent être exécutés à l’adresse des entités symboliques (le dieu de l’islam, les aïeux défunts, les puissances invisibles « djinn ») afin qu’ils assurent la protection, la survie et le bon développement in utero. Durant cette période l’angoisse de mort semble omniprésente. Prendre en considération les données socioculturelles pour mieux comprendre la société mahoraise en pleine mutation est à mon avis un pari sur l’avenir et le développement de l’île.