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 Publié le 1er mai 2015 à 00h00 (il y a 3 années environ) dans « Transport maritime »
Simulation de crise : feu sur la barge
Feu sur la barge : un exercice pour évaluer la réactivité des secours en cas de crise.
Source : Conseil départemental de Mayotte - DirCom

Le mardi 14 avril dernier, le STM (Service des transports maritimes) a procédé à un exercice pour évaluer la réactivité des secours en cas de crise. C’est en début de journée que la barge SALAMA DJEMA III a quitté le quai de Dzaoudzi pour rejoindre la pointe de Koungou où se sont déroulées les opérations. Le navire, qui comptait une vingtaine de personnes à son bord, dont 10 soldats pour jouer le rôle des blessés, allait être la scène d’un incendie de camion.

Récit d’une matinée anxiogène

08h15, le navire Salama Djema III quitte le port de Dzaoudzi après que le commandant des secours ait donné les instructions à ceux qui simuleront leurs blessures. Ces soldats, acteurs d’un jour, portent une étiquette qui indique la nature des blessures. Dans le scénario, il est prévu que parmi le groupe des blessés, 3 le seront grièvement.

09h00. Une fois arrivé à la pointe de Koungou après une quarantaine de minutes de navigations, l’exercice commence. Le feu se déclare à bord, l’alarme générale retentit et le commandant lance l’alerte. Il répète plusieurs fois «Il y a le feu à bord», un message entendu par tous les passagers. Le commandant de bord de la Salama Djema III à l’aide de sa radio donne aux secours sa position exacte (la nature du problème, le nombre de personnes à bord, le nom du navire et d’autres informations indispensables à la bonne organisation des secours).

A bord, les agents de sécurité se mettent en place. Ils connaissent leurs missions : éteindre l’incendie à l’aide de lance (16 minutes) et s’occuper des passagers blessés en attendant l’arrivée des secours.

L’arrivée des secours

Le premier bateau à rejoindre la Salama Djema III sur les lieux du drame est une navette rapide du STM venu s’assurer que la barge ne rencontre aucune avarie technique et prêter main forte à l’équipage. Celle-ci remarque en revanche une pollution d’hydrocarbures autour du navire. L’Antipollution, navire spécialisé de la Marine Nationale, est alors contacté pour intervenir au plus vite. Ce navire dédié pour résorber la pollution se rend sur les lieux et déploie une barrière flottante qui servira à limiter la propagation des hydrocarbures. Une fois contenus, les hydrocarbures sont pompés et stockés. La préservation du lagon est ainsi assurée.

Plus tard arrive la brigade nautique avec des gendarmes et deux médecins urgentistes venus tout droit du CHM (Centre hospitalier de Mayotte). Ces derniers font le tour des blessés et les examinent rapidement. Immédiatement après, ils rentrent en relation par téléphone avec le CHM pour expliquer la situation. A terre, les secours se mettent en place dans les plus brefs délais et installent le PMA (Poste médical avancé). Cette structure gonflable permettra d’accueillir les blessés dès leur arrivée et de traiter en urgence leurs blessures.

Une navette des affaires maritimes se rend également sur place pour sécuriser la zone et éloigner les éventuels navires pouvant gêner les opérations.
Les médecins évacuent dans un premier temps les blessés graves avec le bateau de la brigade nautique (le KONDZO). Les blessés légers seront accompagnés dans un second temps. En cas de nécessité, l’hélicoptère de la gendarmerie serait également intervenu.

L’exercice prend fin aux alentours de 12h30, la barge Salama Djema III et son équipage regagnent le quai de Dzaoudzi pour reprendre l’activité normale. Le STM et tous les autres services de secours de Mayotte effectuent régulièrement ce type d’exercice afin d’être préparés au mieux en cas de réel incident.